Forecasting, Brand Strategy and Innovation

Savoir capter et traduire des signaux, une affaire de culture

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Que l’innovation soit l’affaire de tous, ou d’un cercle restreint, la capacité à capter et traduire des signaux émergents est IN-CON-TOUR-NA-BLE.

Un de déterminants principaux de la qualité de l’innovation d’une entreprise réside dans sa capacité à capter très en amont des signaux émergents – des besoins, usages, désirs, technologies… – et à savoir les traduire.  Or, au-delà de la question des compétences et capacités cognitives individuelles, cette aptitude à capter et à traduire des signaux extérieurs pour « faire innovation » est essentiellement culturelle : sans ces prédispositions, les meilleurs processus du monde auraient un impact limité voire nul.

Le constat est simple, l’applicatif plus nébuleux : de fait, un changement culturel ne se décrète pas, il se pense, nécessite un apprentissage dans la durée et prend corps progressivement au fil des pratiques et de la cristallisation de convictions. En bref, il est affaire de rituels. Deux leviers nous paraissent essentiels pour développer, culturellement, des aptitudes de détection et de traduction de signaux émergents, si essentielles – répétons-le – à l’innovation. A condition, évidemment, que les dirigeants montrent l’exemple.

Levier 1. L’envie de s’aérer

En premier lieu, il est impératif de donner l’envie de se confronter au monde extérieur, à d’autres manières de penser, à des personnes innovantes… et c’est un travail de long cours, à ritualiser. Heureusement, les moyens sont nombreux pour aider vos collaborateurs à « sortir la tête du sac » : c’est qui est certain c’est qu’en la matière, les plus décisifs sont dans le chaud, le « show » et l’expérientiel (non, une newsletter seule ne peut pas malheureusement pas faire le job…).

Pensons aux incubateurs créés par des entreprises, dont la plupart ne sont ni plus ni moins que des « zoos » destinés aux collaborateurs. Pensons aussi, entre autres, aux événements tels que le Lab Postal du Groupe La Poste ou Amplify de la banque australienne AMP, tous deux évidemment volontairement ouverts au grand public. Pensons aux magnifiques pitches de Tilt sur les tendances…

Levier 2. Le réflexe de traduction

Ce n’est pas tout de capter des signaux, encore faut-il (savoir) en faire quelque chose. C’est là qu’il convient de travailler le réflexe de traduction, que nous appelons chez Tilt le « copié-collé intelligent », qui nécessite une réelle discipline, notamment car il oblige à sortir de sa zone de confort. De fait, il s’agit de se forcer à analyser l’impact potentiel d’un signal capté pour son entreprise, et la manière dont il pourrait se décliner créativement… fusse-t-il très éloigné a priori de la réalité du business.

Nombre de nos clients (que nous ne citerons pas, confidentialité oblige) ont ainsi instauré ce type de rituel lors de moments collectifs clés, comme les Codir / Comex : « j’ai vu ça à Hong-Kong jeudi, ça m’inspire pour nos packagings… », « j’ai rencontré cet homme avec des concepts bizarres à la conférence XYZW, je pense que ça vaudrait le coup qu’il s’entretienne avec les RH » etc.

Une fois ces deux leviers activés, la mise en place d’une gymnastique captation / traduction devient possible au quotidien. Celle-ci doit, bien entendu, être accompagnée par des processes robustes.

‽ Chez Tilt ideas, nous entreprenons ce changement chez nos clients en construisant ad hoc et main dans la main des démarches de prospective et d’innovation, cohérentes et pertinentes au regard des enjeux et cultures en place, et ne nous arrêtons surtout pas là ! Car il nous paraît fondamental de tester ces démarches à vos côtés, de « faire avec », pour faire monter en puissance vos collaborateurs, leur transmettre au fil de l’eau notre savoir-faire de captation et traduction – nous appelons ça la TSF (Transmission de Savoir-Faire) – et, in fine, ajuster et amender le processus. Car notre engagement de conseil est de contribuer à faire grandir durablement nos clients.

Adrien Senez, Manager