Forecasting, Brand Strategy and Innovation

Michelin ou l’actualisation du modèle de subsidiarité

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Le principe de subsidiarité est une maxime politique et sociale selon laquelle la responsabilité  d’une action publique, lorsqu’elle est nécessaire, revient à l’entité compétente la plus proche de ceux qui sont directement concernés par cette action. Et lorsque des situations excèdent les compétences d’une entité donnée responsable de l’action publique, cette compétence est transmise à l’entité d’un échelon hiérarchique supérieur et ainsi de suite.

Hier cantonnée à la pensée politique (Aristote sur l’organisation de la cité dans Les Politiques) ou canonique (Saint Thomas d’Aquin ou Léon XIII dans l’encyclique Rerum Novarum), elle trouve aujourd’hui des applications concrètes dans l’organisation des entreprises soucieuses de ne pas déconnecter la prise de décision de ceux qui devront la respecter.

Ainsi chez Michelin, des cellules dédiées aux Clients, appelées «customer rooms»,  ont été testées avec succès dans 6 business units et sont en cours de déploiement partout dans le monde. Le service et la résolution d’enjeux commerciaux est assurée par l’échelon local qui gère la relation et mobilise dans ces «rooms» les fonctions associées pour faciliter le succès. En cas de blocage ou de butée de compétences, c’est à l’initiative (et l’initiative seule) du responsable local que le sujet est escaladé au niveau supérieur pour apporter le soutien nécessaire.

De fait cela combine heureusement responsabilisation de l’acteur local et solidarité de l’organisation.

‽ Et vous, comment apportez-vous solidarité, cadre de confiance et compétences aux échelons inférieurs pour la meilleur performance partagée ?

Antoine Mahy