Forecasting, Brand Strategy and Innovation

C’est Nouvo, c’est Rétro

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La 4ème nouveauté est bougrement rétro : le 3310 de Nokia, lancé en 2000 et écoulé à plus de 120 millions d’exemplaires. Leader mondial avec pratiquement 30% de part de marché à l’époque [2008, une éternité :)!], la révolution du smartphone a bien failli être fatale au géant finlandais, désormais recentré sur les télécoms. Le 3310 a pourtant défrayé les chroniques du Mobile World Congres -le salon des télécoms organisé début mars 2017 à Barcelone- avec un modèle ne fonctionnant qu’en 2G et un petit écran de 2,4 pouces – mais embarquant « Snake », le célèbre jeu du serpent… Ce n’est plus Nokia qui le vend, mais la société finlandaise HMD Global, créée l’an dernier, et qui a acquis les droits pour exploiter la marque. Nokia est un magnifique exemple de stratégie pivot : tout d’abord papetier, puis producteur d’électricité, fabricant de bottes en caoutchouc et de pneus, vendeur de téléviseurs… Le respectable groupe finlandais, né sur les bords de la rivière Nokianvirta il y a 152 ans, a connu tous les métiers, vendu tous les produits. Mais c’est évidemment la téléphonie mobile qui a fait sa gloire et sa fortune. D’abord cantonné au marché local et aux commandes publiques, le groupe apparaît réellement sur la carte du monde en 1987, lorsque Mikhaïl Gorbatchev, alors dirigeant de l’URSS, passe un coup de fil à son ministre des Communications avec un mobile Nokia. Un joli coup de pub qui signe le début de l’ascension du groupe dans les télécommunications.  Le chiffre d’affaires, les bénéfices et la capitalisation boursière s’envolent [300 milliards d’euros en 2000]. Au faîte de sa gloire, le numéro un mondial génère à lui seul près de 20 % du PIB de la Finlande, rebaptisé «Nokialand ».  Et puis, un jour une pomme croquée lance l’IPhone…

binary options ?! C’est le printemps ! Qu’attendez-vous pour inciter vos collaborateurs à ouvrir leurs placards pour en ressortir de vieilles idées enfouies avant même d’avoir été envisagées ? Ou bien pour en profiter pour relire des études de concepts, coûteuses et jamais forcément décortiquées à fond. Ou encore pour replonger dans l’histoire de votre entreprise, source inépuisable pour inventer son futur… Ou participer à faire pivoter vos marques vers de nouvelles destinées ancrées sur leur passé. Il n’y a pas de fatalité dans le business, et il ne faut jamais enterrer un Phénix…

 

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